HLD, l’investisseur qui revendique sa liberté – Les Echos.fr

Non contente d’avoir fait taire le métronome qui rythme les fundraisings des gérants classiques de private equity, la société d’investissement s’est donné toute latitude pour construire son portefeuille, du mandat de gestion au timing de la sortie.

Claude Bébéar (Axa), Nobert Dentressangle, Philippe Donnet (Generali), Jean-Pierre Mustier (Unicredit), les Decaux, les De Agostini et les Cathiard (Poma). Qu’ont-ils en commun ? D’être actionnaires de HLD, la société d’investissement fondée par Jean-Bernard Lafonta, Jean-Philippe Hecketsweiler et Philippe Donnet – l’associé Jean-Hubert Vial, ex-Astorg Partners, ayant rejoint l’aventure en 2015. A la liste doivent s’ajouter d’autres grandes familles, d’autres grands entrepreneurs européens.

Donner du sens à l’investissement

HLD leur a fait une promesse : mettre les techniques du private equity au service d’un modèle de capitaux permanents. Pour ce faire, il s’est donné pour colonne vertébrale « l’esprit de l’investissement tel qu’il s’exerçait au xixe siècle ». Sur le plan juridique, c’est la société en commandite qui s’est imposée, en ce qu’elle permet la gouvernance optimale et la plus indépendante possible. Sur le plan opérationnel et stratégique, c’est la liberté et l’efficacité qui priment. Le modèle a de surcroît l’avantage d’être facilement « scalable ». En Europe, le terrain de ces grandes familles peut encore être labouré pour élargir un cercle d’actionnaires qui revendiquent les mêmes valeurs. « Ces grandes familles et ces entrepreneurs à succès sont à la recherche de sens quand il s’agit de la diversification de leur patrimoine : ils ont besoin de comprendre et de suivre, dans la durée, comment et où leur argent est investi. C’est le projet qui les intéresse avant tout », estime Jean-Bernard Lafonta.

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